Final Four (présentation) : « Quatre pour un fauteuil » (Le Progrès)

Publié le par ASC Denain-Voltaire PH

Final Four 01

 

Le Final Four de NM1, tout le monde en parle... enfin presque. A défaut de trouver dans la presse web locale des articles concernant un moment peut-être historique pour notre équipe de Denain-Voltaire, je vous propose ci-dessous le très bon dossier pioché dans le journal Le Progrès (merci à eux...), qui couvre notamment le CASE Saint-Etienne, et qui met même Desmond Quincy-Jones en photo !

Rendez-vous sans doute demain pour un article sur l'ASC Denain-Voltaire PH...

ALLEZ LES GARS, ALLEZ VOLTAIRE !!!

 

Revue de presse

 

Final Four à Bordeaux ce week-end

Quatre pour un fauteuil

Denain, le favori logique

Longtemps à la lutte avec Bordeaux pour la montée directe, les Nordistes n’ont pas pu suivre la cadence infernale imprimée par les Girondins. Ils terminent deuxièmes, malgré une phase retour un peu moins sereine (8 défaites contre 3 à l’aller). Ils n’en restent pas moins les grands favoris de ces barrages, après avoir écarté sans problème Le Puy en quart de finale (94-68). Les statistiques plaident largement en leur faveur : meilleures attaque (83,4pts) et évaluation (91,3), deuxièmes aux rebonds (38,2) et sur le shoot à deux points (54,6%). Yann Jolivet, le coach stéphanois, en fait aussi les prétendants logiques à la victoire : « Il y a de très grosses individualités à tous les postes. Ils jouent vraiment à neuf et ce sera une vraie force sur les deux jours ». A noter la présence de deux anciens Verts, Julien Sauret, auteur de 27 points la semaine dernière, et Desmond Quincy-Jones. Entre Denain et Brest, son adversaire samedi à 17 heures, les comptes sont équilibrés (Brest 73 – Denain 76; Denain 93 – Brest 99).

Brest, pour un aller-retour

Relégués de Pro B la saison dernière, les hommes de Freddy Massé aimeraient bien retrouver l’antichambre. Cinquièmes, les Bretons s’affichent au tableau d’excellence de la poule : deuxième attaque (81,6pts), aux passes (17,6) et évaluation (90,1), dans le sillage de Pridotkas, l’un des meilleurs artilleurs de N1 (17,7pts). Difficiles vainqueurs de Sorgues (83-79), où ils avaient coulé en championnat (-33 !), ils pourront compter sur leur talent offensif. « Brest va retrouver son meilleur marqueur Pridotkas. Grâce à son jeu d’attaque très fort, Brest peut créer la surprise et battre Denain ». Là aussi, les anciens Verts brillent : Julien Doreau, à l’aile, cumule 13,7pts en moyenne et le gaucher Gary Staelens, au poste 2, reste « un pur shooteur » pour Yann Jolivet (12,7pts, 36,3% à 3pts). Ajoutez à cela un secteur intérieur complémentaire avec Roberts et Lopez, plus Rathieuville de retour de blessure, et vous obtenez un sérieux candidat à la montée.

Angers, danger croissant

Mal partis en début de saison (quatre défaites sur les six premiers matches), les Angevins ont progressivement rétabli la situation jusqu’à se hisser sur la troisième marche, à une victoire de Denain. La plus adroite de loin (36,6%), c’est la seule équipe avec « un secteur intérieur qui joue à quatre, analyse Yann Jolivet, Avec des postes 4 shooteurs et des postes 5 qui jouent près du panier ». Jacky Périgois a réussi l’amalgame entre des hommes d’expérience (Deron Hayes, ex-Pro A), des valeurs sûres (Sulpice, Ramphort) et des plus jeunes. « Lonzième est en train d’éclater » souligne le coach stéphanois. En quart, l’ABC a gagné son derby contre Challans (79-72) et se retrouve dans le dernier carré… comme l’an dernier. Et retrouvera le Case à 20 heures.

Le Case en trouble-fête

Personne n’attendait les Verts à pareille fête. Septièmes à l’issue de la saison régulière, les Verts se sont transcendés pour faire échec à Saint-Quentin sur ses terres (89-91). Au terme d’un match fou et intense, les hommes de Jolivet ont gagné de haute lutte leur ticket pour ce Final Four. « Notre force ? La cohésion du groupe où chacun a trouvé sa place. C’est la joie de jouer » lâche le technicien. La force verte, c’est aussi un secteur intérieur complémentaire, avec Djordje Petrovic, quatrième marqueur de la poule (17,6pts), et Lavar Simmons, meilleur rebondeur (8,7). Petit Poucet de ces barrages, ils affronteront Angers… contre qui ils ont perdu leurs deux matches cette saison.

 

Avant Angers-Case demain (20h) : interview de Rida El Amrani

« On n’a rien à perdre »

>> Vous avez créé l’exploit en allant battre Saint-Quentin ?

On était devant tout le long, ça nous a mis en confiance. On savait que la fin allait être difficile, l’arbitrage était dans leur sens, ils avaient le public pour eux. Ça commençait à être dur physiquement, il y a eu beaucoup de fautes, des accrochages entre joueurs. Il fallait rester concentré, sans perdre son sang-froid. Le coach a essayé de prendre des temps morts pour nous faire reposer. On a tous bien géré, chacun apportant ce qu’il devait apporter.

>> Vous êtes en pleine confiance. C’est un atout avant d’aborder ce Final Four ?

On a battu une grosse équipe, qui était favorite. Le Final Four, c’est sur un match sec. Ça passe ou ça casse. La formule nous va bien parce qu’on n’a rien à perdre. Je ne pense pas qu’en début de saison on se voyait en demi-finales des play-offs.

>> Vous êtes clairement la surprise de ce dernier carré.

Par rapport au classement, oui. Mais par rapport à la qualité de l’effectif, non. Il y a pas mal de monde qui a prouvé au niveau au-dessus. On a perdu un joueur en cours de saison (Ndlr : Jean-Philippe Tailleman), ça commençait à être dur physiquement. Chacun a apporté un peu plus. Et ça a marché comme ça.

>> Pensez-vous pouvoir aller au bout ?

La clé, ce sera la fraîcheur physique. Si on est bien physiquement pour le premier match, je pense que ça pourra passer. Toutes les autres équipes ont les mêmes problèmes que nous à part Denain. On part presque tous à égalité. Celui qui en voudra le plus passera.

>> Vous avez connu la montée directe avec Reims l’an dernier. C’est un plaisir auquel vous avez envie de regoûter ?

C’est sûr que monter fait plaisir à tout le monde. Ça prouve qu’on n’est pas dans une équipe qui perd, et qu’on a de la qualité. Passer une saison à perdre ou jouer le maintien, c’est frustrant. Et c’est plus compliqué pour retrouver du boulot ailleurs !

>> Sur le plan personnel, vous avez été élu 2e meilleur défenseur de N1. C’est une satisfaction ?

Ce sont les coaches qui votent et ça prouve qu’ils reconnaissent le travail accompli. Alors que quelqu’un qui ne connaît pas bien le basket et qui ne voit pas de bonnes statistiques pourrait se dire que le joueur n’est pas performant. Après, je pense que notre équipe est plus axée sur la défense et ça aide à bien figurer dans ce classement.

>> On vous a senti beaucoup mieux depuis la phase retour. Y a-t-il une raison particulière ?

Au début, c’était un peu compliqué. Nouveau coach, nouveaux coéquipiers… Il fallait essayer de trouver son rôle. En décembre, j’avais bien assimilé ce que j’avais à faire. Il fallait aussi que je me mette en confiance pour progresser. J’ai essayé de prendre un peu plus de responsabilités et ça a fonctionné.

>> Qu’allez-vous apporter à l’équipe ce week-end ?

Comme j’ai déjà fait des play-offs en Pro B et que je suis monté l’an dernier avec Reims, je pense que je peux apporter mon expérience dans le sens où je n’aurai pas trop de pression par rapport aux matches. De l’énergie.

Essayer de faire toutes ces choses qui ne se voient pas. Encourager mes coéquipiers. Et espérer que ça passe.

>> Le groupe est vraiment déterminé à monter en Pro B ?

Déjà avant Saint-Quentin, il y avait une motivation accrue par rapport au début de saison. Mais là, vraiment, tout le monde est motivé, tout le monde veut jouer pour gagner et pas pour briller soi-même. C’est un gjos point positif, qui nous a aidés à Saint-Quentin. Il faudra garder les mêmes valeurs, avoir la même motivation, voire plus, pour pouvoir gagner sur deux jours.

 

> Source (textes et photo) : Le Progrès.

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