Revue de presse : « un manque de rotations » face au Puy !

Publié le par ASC Denain-Voltaire PH

Denain-Le Puy 07

 

Samedi, Denain n'est donc pas revenu du Puy avec les deux points de la victoire. Toujours accrochée à "sa" deuxième place au classement général, notre équipe devra sortir les tripes le week-end prochain, à la maison, pour venir à bout de son dernier adversaire de la saison régulière : Sorgues. Après, place aux playoffs tant attendus !

ALLEZ VOLTAIRE  !!!

 

Revue de presse

 

Pour Denain, battu au Puy après prolongation, l'étau se resserre autour de la deuxième place

Le Puy et Denain se sont livré un combat sans merci lors cette 33e et avant-dernière journée de championnat, avec peut-être l'idée de s'impressionner l'un l'autre dans l'optique d'un éventuel quart de finale de play-off.

Si le Puy prit les devants (27-21, 10e), Denain ne s'en laissa pas conter, pour rentrer aux vestiaires avec quatre longueurs de mieux (37-41). Les équipiers de Frédéric Minet s'accrochèrent dans la troisième période (59-60, 30e), mais durent accepter la prise de pouvoir de leurs hôtes (75-74).

C'est là que Boakai Lalugba permit à ses couleurs d'espérer encore (76-76, 40e). La prolongation ne se joua pas à armes égales car, déjà privé des services de Sauret (blessé) et Bruyère (malade), Marc Silvert vit Mihalic, Brocheray (tous deux à la fin du temps réglementaire) puis Belkessa (en milieu de prolongation) rejoindre définitivement le banc pour cinq fautes personnelles. Le Puy s'imposait (87-86).

« Il est certain que nous avons manqué de rotations. C'était un match bizarre, serré avec un sacré mano à mano, sans trop de rythme, raconte Antoine Belkessa. Ils nous ont bien endormis et mis un coup d'accélérateur sur la fin. Avec la fatigue en plus, c'était dur. » Une troisième défaite d'affilée, la onzième depuis le début de saison, pas la meilleure manière d'engranger de la confiance. En même temps, avec un effectif qui a fondu à vue d'oeil, on ne peut pas vraiment dire que les Denaisiens ont démérité. Ils terminent d'ailleurs avec une meilleure évaluation que leurs adversaires (101 contre 92) et une meilleure adresse (48 % contre 38 %).

À une journée de la fin, l'étau se resserre malgré tout autour de la deuxième place, toujours détenue par Voltaire mais sur laquelle Angers BC lorgne de plus en plus. On pourrait même ajouter Saint-Quentin, Sorgues et Brest sachant qu'il y a toujours ce fameux point de pénalité en suspens... « On attend une réponse, pour l'instant on n'en sait rien, glisse l'arrière denaisien. Si on gagne à domicile face à Sorgues le week-end prochain, au moins ce sera clair. »

R. P. (CLP)

LE PUY - DENAIN : 87-86 (27-21, 10-20, 22-19, 17-16, 11-10).

- Denain : 28 paniers (dont 6/19 à 3 points) sur 52 tirs 12/14 LF 38 rebonds 22 passes décisives 16 balles perdues ; 24 fautes (3 joueurs sortis, Brocheray, Mihalic, Belkessa). - Les marqueurs : Minet 19, Brocheray 15, Mihalic 8, Belkessa 18, Gacko 5, Lalugba 13, Quincy Jones 8.

- Classement : 1. Bordeaux, 60 points 2. DENAIN, 55 3. Angers BC, 54 4. SQBB, Sorgues, Brest, 53 7. Saint-Etienne, 52 8. Challans, Le Puy, 51 10. Orchies, Blois, 49 12. Liévin, Souffelweyersheim, 48 14. Saint-Chamond, Denek, 47 16. Get Vosges, 42 17. Roche, 41 18. Centre fédéral 38.

> Article paru dans La Voix du Nord du mardi 3 mai 2011.

 

Le clou du spectacle

L'ASM Le Puy s'est imposée samedi, face au deuxième du classement, Denain. Une formation qu'elle pourrait bien retrouver dans trois semaines pour les playoffs.

Après les 45 secondes anecdotiques de jeu de François Renault, le président asémiste, le jeu pouvait commencer et de façon spectaculaire, comme promis. Un combat longue distance, où Pistre inaugurait les hostilités par deux tirs réussis derrière l’arc. L’artilleur était sitôt imité par Minet et Belkessa, côté nordiste. « Captain » Cortey n’était pas en reste, dynamitant le jeu des Ponots (17 passes !) qui l’emportaient pour l’instant 27 à 21. Un écart qui n’allait pas tarder à fondre après des échecs successifs à trois points. Belkessa, encore lui, en profitait.

La rentrée de Mihalic, sorti dès le début pour 3 fautes, redynamisait les Nordistes par ses layups rondement menés. Soliman ratait trop de tirs, laissant la part belle aux contres de Lalugba, qui ne se faisait pas prier pour faire du mal aux hommes de Hirsch. Et Denain de clôturer avant l’entracte : 37 à 41. Cabarkapa débutait la seconde période en trombe, bien suivi par Cortey qui redonnait l’avantage à ses ouailles (44-43). Le match s’assombrissait à la sortie d’un contre de Pistre, pourtant parfaitement exécuté, qui se transformait en quatrième faute. Malgré ce coup du sort, Guillarme, comme à l’accoutumée, se battait sur tous les ballons, et comme le travail paye, le Puy mettait le feu au score, n’en déplaise au « maître d’école » Marc Silvert, coach de Denain. Sous les stratosphères de Soliman, « la main chaude » (17pts), le Puy remettait la main sur le tableau d’affichage durant un court instant (56-54). Le mano à mano se poursuivait, une guerre d’influence durant laquelle le meneur visiteur tentait de jouer les minets.

Frédéric Minet demeurait cependant impuissant durant le moment douceur de cette partie, le tir venu d’ailleurs de Pistre, qui crucifiait les dauphins de Bordeaux. Gacko, symbole du combat qui régnait dans la raquette dans ces ultimes secondes, se prenait les pieds dans les gradins, sortant sur blessure. Le public venu en nombre en avait pour son argent, quand à 75-74 pour les locaux, Guillarme manquait une passe. Un cadeau pour Lalugba qui se muait en chef de soirée pour offrir 5 minutes supplémentaires de bonheur aux supporters des blancs, plus que jamais blêmes après ce coup de théâtre : 76-76.

Un final à la Shakespeare, dans un scénario rocambolesque, Minet(19 points) en leader des derniers rescapés denaisiens (Brocheray, Belkessa et Mihalic exclus) faisait faire du mouron à Hirsch. Mais « l’aigle » Guillarme ( 20points, 16 rebonds), se sentant coupable de sa passe ratée au bout du suspense, se délectait d’un trois points salvateur.

Pistre terminait le travail au lancer : 87-86. Le money time avait définitivement choisi son camp. Puis vint la communion avec le peuple ponot et la joie à son apogée avec la qualification pour les play-offs, officielle après le faux pas des Blésois. La cerise sur le gâteau !

Dimitri Laurent

> Article paru dans Le Progrès du lundi 2 mai 2011.

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