Revue de presse du lundi 15 février : « Denain échoue à un point »

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Défaite donc ce week-end sur le fil de notre équipe de Denain-Voltaire. Ls co-leaders de NM1, Reims et Le Puy, se détachent une nouvelle fois à 12 journées de la fin du championnat. Dans les autres rencontres, tous les outsiders ont été défaits : Challans, Châlons, Blois et Saint-Quentin. Ce qui profite à Angers BC et Denek Bat qui se repositionne dans le peloton de poursuivants. Deux autres équipes se repositionnent également pour les play-offs : Boulogne et Liévin, tous deux victorieux lors de cette 22e journée de championnat.
Ci-dessous, la revue de presse de ce lundi 15 février 2010.


Revue de presse

Denain échoue d'un point
Tout ça pour ça... Menés de 21 points (60-39, 23e), les hommes de Marc Silvert sont revenus de l'enfer samedi au Puy (73-73, 36 e). Deux lancers de Mantas Ruikis donnèrent même l'avantage à Denain (73-75, 37e), qui menait encore à cinq secondes du buzzer (77-78, 40e). Mais Aba Koita, le capitaine du Puy, forçait le passage dans la raquette pour une victoire sur le fil (79-78).

L'épilogue d'une rencontre à grand suspense.

Comme à l'aller (victoire du Puy, 78-80), l'équipe de Jean-Michel Sénégal a donc remporté un succès très précieux dans la course à la première place. Sauf miracle, Denain Voltaire ne rattrapera plus les Auvergnats, qui ont virtuellement trois longueurs d'avance, en tenant compte du goal average particulier (+  3 pour Le Puy). Mais tout n'est pas à jeter pour les Nordistes, après cette rencontre entre prétendants à la montée.

Ordinaires jusqu'à la pause, Frédéric Minet (17 points, 7 passes et 7 fautes provoquées), Amadou Gacko (14 points, 7 rebonds et 7 fautes provoquées) et John Torson (13 points et 7 rebonds) ont terminé en boulets... de canon. C'est dans la raquette que les Denaisiens ont construit leur folle remontée, en bloquant l'accès aux intérieurs du Puy.

Si Denain n'avait pas affiché une adresse aussi désolante (10/32 en première période, soit 31 %), la face du match en aurait été changée. Aux lancers francs, les équipiers d'Hinfray se sont aussi montrés trop maladroits (25/37) pour s'imposer.

w Article paru dans La Voix des Sports du lundi 15 février 2010.


Joli coup pour Boulogne

Les Boulonnais ont réussi un beau coup samedi, en venant à bout de Challans, troisième du championnat. D'entrée, les Challandais se montraient incisifs par Hérard et Wagner. Sans s'affoler, les Boulonnais revenaient dans la course, grâce à N'Diaye et Yates. Mieux, avec l'impact d'un Traoré retrouvé, ils passaient devant (13-10, 7e). Patauds sur les replis défensifs, les Vendéens accusaient un passif de onze points à la mini pause (27-16, 10e). Boutry sonnait alors la révolte (37-32, 17e), mais Yates, N'Diaye et Traoré eurent vite fait de relancer la mécanique Somiste (44-35, 20e).

De retour sur le parquet, les deux formations se rendaient coup pour coup, sans que Challans ne puisse toutefois réduire l'écart. C'est le moment que choisit le duo arbitral pour siffler une anti-sportive à Plateau, avant d'expulser Mondésir qui avait quitté le banc pour pénétrer sur le terrain.

Sous les sifflets du public de Damrémont qu'on a rarement vu aussi expressif, Challans revenait à six longueurs. Boutry et Mérié continuaient à appuyer là où ça fait mal et les visiteurs passaient devant à l'amorce de la dernière période (61-62, 30e). Il fut un temps ou cela aurait sonné le glas des espoirs Boulonnais. Avec Patiejunas à la mène cette période semble bien révolue. Le meneur continua à distribuer ses caviars (17 passes, record de la N1 samedi) vers son trio infernal. Les Nordistes repassaient devant et s'imposaient de dix longueurs (86-76).
Bertrand Volant

BOULOGNE - CHALLANS : 86-76 (27-16, 17-19, 17-27, 25-14).
w Article paru dans La Voix des Sports du lundi 15 février 2010.



Liévin retrouve ses valeurs et le succès

Les Liévinois ont renoué avec la victoire samedi soir en dominant GET Vosges. Un succès important qu'ils espèrent initiateur d'un nouvel élan, d'une nouvelle série.

En quête de solutions pour briser la spirale de défaites dans laquelle ils se trouvent depuis la reprise, les Artésiens ont modifié d'entrée leurs plans.

C'est donc avec un cinq inédit qu'ils ont abordé la rencontre.

Une bonne inspiration, puisqu'articulée autour du puissant et très combatif duo Jannel-Cilly, la défense liévinoise a pris le pas sur des Vosgiens devenus spectateurs. La précision et la vitesse d'Hachi et Lehut, la vista de Dessart leur ont ensuite permis de faire le trou (11-8, 3e puis 27-10, 8e ).

« De l'humilité au service du collectif », le mot d'ordre instauré par Pierre Besson a été suivi à la lettre. Après cette entame quasi idéale, Liévin résistait à la folle tentative de retour de GET Vosges (34-21, 11e). Car les cadres traditionnels de l'équipe prenaient le relais avec autorité et efficacité. Ainsi, sous l'impulsion de Pierre-Joseph et Adell, les Liévinois imposaient encore la course-poursuite à leurs hôtes (45-21, 14e).

Les Vosgiens n'avaient pas encore abdiqué. Obligés de prendre des risques, ils effectuaient parfois un rapproché (50-33, 18e puis 58-41 à la pause).

Tel un yo-yo, l'écart oscillait encore en seconde période. GET Vosges insistait (60-48, 22e) mais Liévin amorçait une nouvelle série offensive avec Cilly, Hachi et Lehut (69-48, 27e). Jannel, très utile, s'arc-boutait dans les moments difficiles et si la défense liévinoise cédait quelques miettes (71-57, 30e), elle contrôlait le dernier quart temps avec maîtrise et énergie. Suffisamment pour s'assurer un succès logique, qui fait du bien au moral !
Guillaume Renaut
LIÉVIN - GET VOSGES : 86-74 (34-16, 24-25, 13-16, 15-17).
w Article paru dans La Voix des Sports du lundi 15 février 2010.


SQBB, final en berne

DOMINATEUR tout au long de la partie, Saint-Quentin BB a cédé au cours du dernier quart-temps face à la furia de Saint-Léonard Angers. Un petit air de déjà vu…
A l'aller, le 3 octobre, les Axonais avaient déjà constaté la volonté des Angevins. Distancés de vingt unités à l'entame du dernier quart-temps, Johan Rathieuville et ses partenaires étaient venus mourir à neuf longueurs de leurs hôtes.
Hier soir, à Angers, le scénario s'est répété. Mais cette fois, les hommes d'Arnaud Ricoux n'ont pas tenu la distance dans le dernier quart-temps. « On les laisse faire à trois points en fin de match, alors que l'on sait que c'est leur point fort, déplorait l'entraîneur haut-picard. Quand ça se décide sur le fil, cette équipe joue sur l'euphorie pour l'emporter. »
Sans tir extérieur digne de ce nom (3sur 16 à trois points), les Saint-Quentinois avaient pourtant fait la course en tête toute la soirée. D'emblée, Julien Lesieu s'était montré rayonnant dans la raquette. Puis, dans le deuxième quart-temps, Kevin Bichard l'avait relayé on ne peut plus efficacement, avec dix points inscrits sans échec.
Dictant le rythme de la partie, les Saint-Quentinois semblaient alors souverains. La recette ? Simple comme bonjour : un jeu rapide incessant que les Angevins ne parvenaient pas, ou si peu, à endiguer.
En dépit de l'activité de Swanson dans la raquette, leur avance se consolidait petit à petit (38-43, 20e ; 45-56, 27e ; 51-62, 29e). Rambur bénéficiait même de deux lancers pour porter la marge du SQBB à treize unités.
Ratés. Et surtout, cela sonnait le début de la fin pour les Axonais.
La prime au bonus
Car, dans la foulée, Meignan débutait son festival à trois points, aussitôt imité par Braun. Et c'est toute la formation angevine qui reprenait espoir (57-64, 30e). L'espoir devenait de plus en plus réel, au gré des mauvais choix effectués par les Saint-Quentinois face à la défense de zone de leurs hôtes : « Une parodie d'attaque », soulignait Arnaud Ricoux. Les Léonards jouaient leur va-tout, et Meignan embrasait la salle Villoutreys sur un panier primé (65-68, 33e).
Après que Lonzième eût égalisé en percussion, ce même Meignan en remettait une couche longue distance. Angers prenait les devants (74-71, 38e) et n'allait plus les lâcher.
A l'image de ce lay-up raté par Sylvain, Saint-Quentin craquait mentalement. Et Angers ne se privait pas d'en profiter. Swanson et Lonzième enfonçaient le clou.
Avec, au bout, le quatrième succès consécutif des Angevins. « L'équipe qui en voulait le plus a gagné. Nous manquons une belle occasion de revenir dans le haut du tableau, résumait Arnaud Ricoux. Ce scénario a un air de déjà-vu… »
w Article paru dans L'Union du dimanche 14 février 2010.


Le Denek plie mais gagne
Grâce entre autres à un Larry Blair des grands soirs, le Denek-Bat s'impose de justesse à Longwy, le dernier. C'est un nouveau championnat qui débute pour les Basques, 6es.
Longwy-Rehon sait à quoi s'en tenir. La relégation en Nationale 2 n'est plus un choix tandis que pour le Denek, il s'agît désormais de regarder vers le haut. Côté Longwy, l'absence de Marsh, blessé est un lourd handicap. Comme l'était également le nombre de matches disputés pour combler les rencontres qu'il comptait de retard.

Pour autant, c'est avec beaucoup d'envie, d'énergie que Longwy a tenté de battre un Denek Bat qui lors de l'aller l'avait emporté 83 à 59 et qui restait sur une série de cinq victoires consécutives.

Neuf points pour Longwy        

Un ballon chipé par Navarro et le match était lancé. Cranzac, Pellerin, Hane et Kasperzec y allaient de leur écot et le score enflait favorablement pour Longwy (11-4). Les Lorrains continuaient sur leur lancée. Pellerin poursuivait. Kazperzec et Longwy se retrouvaient avec 9 points d'avance (18-10). Insuffisant cependant pour mettre à la raison les Basques qui revenaient dans le match (21-18). Calvez et Blair l'y aidaient. Viglianco auteur d'un panier bonifié ramenait l'écart à un petit point au terme du premier quart-temps (24-23).

Le show de Blair

Kaczmarow, trois paniers à deux points, amenait de l'espoir dans le camp lorrain. À l'évidence, il mettait Longwy sur la bonne orbite. Pellerin également (30-26). Reste que Denek Bat ne se décourageait et par Blair égalisait à 30 partout. L'américain Blair, un petit 1,75 m, faisait son show et donnait l'avantage à Denek Bat. Elisabeth l'accentuait (32-35). Pour autant, Longwy ne se décourageait et par Kaczamarow égalisait (37-37). Les Basques par Blanchot reprenaient l'avantage. Le cinq longovicien faisait montre de courage, par Schumacher notamment. Reste que Blair était toujours là. Ses 20 points au cours de la première mi-temps en témoignent. Longwy par Hane, d'un joli panier au-delà de la ligne des 6,25 m, ramenait l'écart à la pause à trois points (46-49).

Le retour du Denek

Rien de bien méchant. Longwy le savait pertinemment. Reste bien sûr ces 20 dernières minutes. Pour leur part, Cranzac, Navarro et Pellerin y croyaient (53-53). les hommes de Singleton ne se décourageaient pas et par Viglianco obtenait la différence (53-62). Blair poursuivait son récital et amenait le score à 58-74. Pellerin restait néanmoins concentré. Mais le Denek ne lâchait plus rien, à l'image d'Elisabeth auteur d'un dunk. Le score enflait pour les visiteurs (64-82).

Le quatrième quart vit Longwy tentait de diminuer son retard. Cransac, Navarro et Kasperzec s'y employèrent (76-88). Viglianco, deux paniers primés, dans un premier temps donna une certaine illusion de victoire aux Basques. Les Lorrains se rapprochèrent à 7 points (81-88), trop tard, le Denek-Bat enregistrait un sixième succès d'affilée en championnat.

G.G.
w Article paru dans Sud-Ouest du lundi 15 février 2010.


Cognac a fait plier Blois
Au terme d'une partie solide, le CBB a remporté un succès précieux. Mais la route est encore longue pour rester en Nationale 1...
Aussi important soit-elle, cette victoire ne fait pas dévier Philippe Maucourant, coach du CBB, d'un iota. Comment se sent-il après ce succès ? « Toujours dans la même optique, souffle-t-il avec un léger sourire. Nous devons continuer à travailler en regardant devant. Nous avons encore notre destin entre les mains puisqu'il nous suffit de gagner. »
Difficile de reprocher au technicien charentais de bouder son plaisir quand on prend conscience de l'ampleur de la tâche qu'il reste à réaliser aux Cognaçais pour se maintenir. « Il nous reste douze matches, nous devons en gagner six et faire un coup à l'extérieur », comptabilise Hubert Eïto, le manager du CBB. Vous avez dit parcours du combattant ?

Mais les Cognaçais peuvent puiser des raisons d'y croire dans cette victoire - la première en championnat aux Vauzelles depuis le début de l'année 2010 - face au neuvième du championnat. Ce constat n'a rien d'anodin : c'est la première fois que Cognac accroche à son tableau de chasse, le scalp d'une équipe pointant dans la première partie de tableau.

Alternance                                   

Pourtant, Philippe Maucourant a le succès modeste. Alors coach, le travail paie ? « Non, ce serait présomptueux de présenter les choses comme ça. On peut obtenir des résultats si on a l'envie commune. » Effectivement, cette copie n'est pas parfaite. À deux reprises, le CBB a traversé un trou d'air durant cette rencontre : au terme du premier quart-temps en encaissant un 7-0 et au début du troisième en essuyant un cinglant 2-11. « Ce n'est pas facile car nous ne sommes pas habitués à gagner », pointe l'entraîneur.

Contrairement à ce qui s'était passé précédemment, le CBB ne s'est pas désuni. Mais les causes de ce passage à vide semblent être les mêmes : les gâchettes cognaçaises perdent de leur efficacité, le secteur intérieur adverse prend le dessus dans la raquette... Problème, ce Cognac ne semble pas avoir en réserve suffisamment de solution tactique pour faire face à son manque de réussite.

Samedi soir, la patte de Bigote - deux trois points consécutifs - a muselé la révolte blésoise. « Il faut arriver à alterner le jeu, admet Philippe Maucourant. Mais je ne crois pas que l'on n'ait pas joué dans la raquette, beaucoup de points marqués sont venus de ballons sortis de l'intérieur. » Et au moment où les débats commençaient à s'équilibrer après la domination charentaise, les Cognaçais ont élevé le niveau d'intensité défensive. Dans ce registre, Willy Molongo a été particulièrement efficace. « Je suis content, j'ai eu un gros temps de jeu pour m'exprimer, explique le jeune joueur. Mes qualités, ce sont courir, prendre les rebonds. » Avec 25 minutes de jeu samedi soir, il a effectué l'une de ses parties les plus pleines de l'année.

Comment a-t-il vécu la mauvaise passe cognaçaise ? « Dans ma tête, je n'ai jamais douté », évacue Willy Molongo. Et maintenant, quelle suite à donner à ce succès ? « On a battu Blois, il faut aller chercher Denain. Tout est possible. »

En lui glissant à l'oreille ses stats (10 points et 8 rebonds) de la soirée, son visage s'illumine : « Ah, bon ? Je ne savais pas vraiment. » On souhaite au CBB bien d'autres bonnes nouvelles comme celle-ci.

w Article paru dans Sud-Ouest du lundi 15 février 2010.


Case/St-Chamond : Intermittence du spectacle
Par séquences, les Verts ont construit leur succès. Et fait un pas de plus vers le maintien.

« Les derbys ne sont pas faits pour être joués mais pour être gagnés ! ». Bien conscient que le spectacle n'était pas forcément au rendez-vous, vendredi soir, Fabien Romeyer avait la victoire modeste, savourant avant tout le résultat. « Sans faire un grand match, on gagne. C'est une satisfaction mais on ne va pas fanfaronner. Il y a encore de la route à faire ». Les Verts ont bien défendu et bien attaqué… par intermittence. Ce jeu sur courant alternatif, le Case le doit en partie au jeu des hommes du Gier, qui « cassent le timing ». Embarqués sur un faux rythme, les Stéphanois ont su profiter de bonnes séquences pour s'en sortir : « On a eu le mérite de faire dix bons stops qui nous ont permis de faire un écart ». Et sortir vainqueurs du piège couramiaud. Individuellement, le talent a fait le reste.
Pour sa première véritable apparition au Stadium Maisonnial, Xavier Gaillou a crevé l'écran. En dix-sept minutes, il rend une copie quasi-parfaite avec un tonitruant trois sur trois de loin. Son coach préférait retenir son « impact défensif » et son implication aux entraînements. À son entrée dans le deuxième quart, il a apporté un supplément d'énergie. Un peu comme son compère du banc, Desmond Quincy-Jones face à Châlons. Et puis, il y a les valeurs sûres, au rang desquelles figure Andre Harris. Constant dans ses performances, l'intérieur américain n'est pas dans le top 3 des meilleurs scoreurs par hasard. Avec 18,2 points en moyenne, il est aussi la quatrième évaluation de la poule (18). Vendredi soir, il n'a pas fait mentir ses stats : non content de finir meilleur marqueur (18pts), il est aussi meilleur rebondeur (8) et provoque des fautes (6). Félicité pour l'ensemble de son œuvre, il a en effet raté peu de matchs cette saison. Seul petit bémol : « il a encore des progrès à faire en défense ». En capitaine expérimenté, George Phillips a réalisé un sans-faute (6/6, 13pts, 19 d'éval). Et avec huit passes, Julien Sauret a aussi éclairé le jeu. Pour Fabien Romeyer : « Chaque joueur a fait de bonnes séquences, a eu son moment important durant 5, 6 minutes ».
Ce succès permet ainsi d'éloigner Saint-Chamond au classement. Mais c'est après la série à venir que le Case y verra plus clair. Après la réception d'Angers Etoile d'Or Saint-Léonard samedi, le déplacement à Liévin et la venue du Centre Fédéral. « On joue des adversaires qu'on peut mettre définitivement derrière nous et assurer un bon maintien », explique le coach. Il sera alors temps de se rapprocher des neuf.

Valérie Fascia

w Article paru dans Le Progrès du lundi 15 février 2010.


Pour le RCB, c'est le pied !
LA soirée d'hier a donné une nouvelle tournure au championnat. Reims et Le Puy ont repris leurs distances puisque Challans et Denain (au Puy justement) ont été battus. Reims et Le Puy comptent désormais deux succès d'avance sur leurs rivaux et le billet pour la ProB devrait se jouer entre ces deux formations. Hier, pour continuer à y croire, le RCB a dû combattre dur face à l'Espé. Avec un Bestron sur une jambe (voir par ailleurs), Reims a su faire le job avec son agressivité (10 rebonds offensifs) et le manque de réalisme de Châlons, dispendieux sur la ligne des lancers.
TEMPS-MORT BENEFIQUE (16-17)
Quand un 7-0 signé Stankus (2+1), Jalce et Christophe porte le score à 16-8 en faveur du RCB, quand, n'en pouvant plus, Van Butséle commande son premier temps mort. Toujours derrière (5-0, 3e puis 11-8, 7e), Châlons se heurtait trop souvent à la défense en zone rémoise et ses nombreux essais au-delà de la ligne des 6,25 m tournaient au gâchis. Les 30 secondes sur le banc firent remettre la maison Tango et Noir en ordre. Kolb, Kennedy et Boire (5 points) permettent à l'Espé d'enquiller un 9-0 en deux minutes et de virer en tête (16-17, 10e).
LES ECLATS DE BESTRON (33-32)
Pas sorti du banc jusqu'ici, Bestron fait son entrée après quelques secondes. Allait-il être dans son assiette après avoir marché sur des bris de vaisselle dans l'après-midi ? Réponse en quelques coups de cuillers à pot avec un intérieur rcébiste, showman, qui s'impose comme le meilleur scoreur sur le parquet en 7 minutes : 11 points et un contre sur Kolb qui, malgré une perte de balle devant M'Bodji, redonnent les commandes au RCB (33-32, 20e).
Malgré le bon passage de Kolb (6 pts), l'Espé payait son faible rendement offensif.
AVARE EN POINTS (47-41)
Avec Christophe et Atamna sur le parquet depuis la première seconde, les Rémois font la course en tête. Ils creusent l'écart en s'appuyant sur une défense de fer : de 48-32 (22e) à 45-34, écart maximal (27e). Pridotkas met fin à six minutes de stérilité châlonnaise (45-36, 28e).
Beesley y va de son panier mais c'est un primé de Crculosse sur la sirène qui laisse l'Espé dans le coup (47-41, 30e).
SI PRES, SI LOIN… (68-65)
L'Espé, qui n'a plus pris les commandes depuis la 19e, laisse échapper la prolongation d'un rien. Sur le buzzer et une mauvaise relance de Jalce, le dernier missile de M'Bodji tourne autour de l'anneau avant de ressortir. Le RCB se serait mordu les doigts d'un tel retournement de situation, lui qui avait refait le break avec trois primés de Axton, El Amrani et Atamna entre la 33e et la 35e (de 49-49 à 58-51). La victoire semblait avoir choisi son camp surtout que Châlons gaspillait ses balles pour reprendre la tête (deux lancers ratés par Pridotkas à 49-49). Mangés aux rebonds et battus dans l'engagement, les Châlonnais pourront méditer sur cette stat. Comment peut-on perdre un match quand on affiche 51 % de réalisme contre 39 au vainqueur ?
Philippe Launay
w Article paru dans L'Union du dimanche 14 février 2010.

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