Pour le 10/10, il faut maintenant passer par la case Saint-Chamond !

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Denain-Orchies 08

Bien partis pour réaliser le 10/10, notre équipe de Denain-Voltaire a cependant un dernier obstacle à franchir ce soir : le Saint-Chamond Basket. Surprenante équipe depuis la rentrée de septembre, pourtant "repêchée" sportivement à l'intersaison, le SCB voudrait bien être la première équipe à battre le leader invaincu de la poule. Rendez-vous donc ce soir, à 20 heures, pour le match entre deux équipes qui nourissent des ambitions différentes : Saint-Chamond veut continuer de prendre un maximum de points pour son objectif de la saison, le maintien ; alors que Denain préfère laisser Bordeaux (vainqueur facile du Centre Fédéral hier soir, 60 à 91) à deux longueurs...

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ALLEZ VOLTAIRE !!!

 

Revue de presse

Au jeu des petits détails, Denain effectue un travail de sape hors pair

Une victoire, c'est une collection de petits détails qui s'ajoutent. Depuis le début de saison, Denain est en tête de nombreux petits classements, et notamment celui des fautes provoquées.

Le tableau d'affichage a souvent des allures de tableau de bord de Boeing en fin de rencontre. Surtout chez l'adversaire. Toutes ces petites lumières qui clignotent comme autant de signaux d'alarme. Une faute, une diode. Et Denain a trouvé la solution pour faire tilt à presque tous les matches.

Cinq fautes, joueur éliminé.

Voltaire est ainsi l'équipe qui provoque le plus de fautes chez l'adversaire. 21,8 en moyenne par match. Et déjà sept joueurs en neuf matches qui ont vu la fin de rencontre depuis leur banc (contre deux à Denain). Savoir provoquer une faute a un double avantage. C'est pénaliser le joueur adverse pour sa fin de match et c'est aussi l'opportunité de pouvoir marquer des lancers francs. Des points presque gratuits. Les Denaisiens ont bénéficié de 210 lancers depuis le début du championnat. Le plus grand total de la N1, un peu gâché par une adresse perfectible (65,7 %).

« C'est une entreprise collective, explique Marc Silvert, le grand chef de ce chantier de démolition du jeu adverse. On prépare ça toute la semaine. On cible les forces et les faiblesses. Tous les jours, on insiste sur un point particulier. Et le jour du match, les gars partent en confiance, ils connaissent l'adversaire, notre projet de jeu. Les joueurs ont besoin d'être cadrés, de savoir parfaitement ce qu'ils doivent faire. Il ne suffit pas de dire, "Allez, on y va". » Adepte des entretiens individuels, le technicien denaisien travaille tous les jours ses joueurs au corps sur le technico-tactique. « Il s'agit de les faire évoluer dans leur projet de jeu individuel. Il faut toujours éclaircir. Et ils sont très réceptifs. » Et pendant ce temps, les fautes tombent sur les joueurs majeurs adverses. Quatre ou cinq fautes, ils ont quasiment tous craint ou tout simplement pas pu éviter la sortie prématurée. Neri à Roche-la-Molière, James à Challans, Kennedy et Barbry à Orchies, Kolb et Brochard à Blois, Pridotkas à Brest... ont maudit cette aptitude denaisienne. Un véritable savoir-faire pas si simple à contrarier. Car dans le même temps, Denain est l'équipe qui commet le moins de fautes.

15,8 par match. C'est 7 de moins que Saint-Quentin, 8 par rapport à Blois par exemple.

Dans ce registre, Saint-Chamond n'offre pas de statistiques spectaculaires hormis une propension à tirer à trois points supérieure à la moyenne (23,5 tirs pris en moyenne). Attention donc si la réussite est au rendez-vous, mais Marc Silvert aura sans aucun doute réservé un traitement de faveur aux artificiers de Saint-Chamond, notamment Bernard-Laroche (4e marqueur de N1 avec 17,3 points de moyenne et 3e à l'évaluation avec 18,3).

À noter également, la rentrée de l'ancien Denaisien Mickaël Bole, qui fera son retour après une blessure à l'épaule.

Philippe Guilbaud

SAINT-CHAMOND (8e, 14 points) - DENAIN PH (1er, 18 points), ce soir à 20 h. 10e journée.

w Article paru dans La Voix du Nord du samedi 6 novembre 2010.

 

A l'épreuve du leader

Le SCB aura l'ambition de mettre à mal l'invincibilité des Nordistes.

Avec Angers, Brest, voire Saint-Etienne, le Saint-Chamond basket s'était certes déjà frotté au haut du panier de N1, c'est pourtant encore une dimension supplémentaire que va devoir passer le club couramiaud, avec la réception ce soir de Denain. Il faut dire que l'actuel leader de N1 présente une armada qui s'impose, avec celle de Bordeaux, comme la plus équilibrée et la plus redoutable du championnat. Une escouade nordiste qui justifie surtout largement son statut, avec un parcours jusqu'à présent sans faute de neuf succès en neuf matchs.

A la relance après une défaite face au GET Vosges, les basketteurs couramiauds se voient ainsi offrir le formidable défi d'être les premiers à mettre à mal l'hégémonie du leader. Un challenge qui n'aura évidemment rien de simple, mais pour lequel ils auront tout de même quelques arguments à faire valoir. La partie s'annonce en tout cas explosive, pour une formation couramiaude qui devra d'abord s'évertuer à bien défendre, afin de contenir la meilleure attaque du championnat (83,4 points par match), tout en parvenant à imprimer son propre tempo à la partie.

« Denain à tendance à faire déjouer son adversaire en imprimant un faux rythme qui lui permet de jouer sur ces points forts », note Alain Thinet. « Il faudra être beaucoup plus sérieux défensivement qu'à Epinal, de façon à pouvoir imposer notre rythme ». Pour ce faire, le coach couramiaud pourra compter sur une rotation enfin complète, avec le retour à la compétition de son arrière Michaël Bole. Un retour qui ne sera pas de trop pour tenter de rivaliser avec une ligne arrière Minet-Sauret-Belkessa quasi sans équivalent en N1. C'est cependant de façon collective que les Saint-Chamonais seront attendus au tournant, face à un adversaire dont la valeur intrinsèque et la dynamique actuelle, impliqueront de réaliser un match exemplaire, tant dans la solidarité que l'engagement.

Charge donc à Jean-Stéphane Rinna et ses coéquipiers de parvenir à élever leur niveau de jeu, afin de réaliser un exploit qui non seulement les relancerait au classement, mais leur offrirait également un joli coup de pub pour l'occasion.

Ludovic Sut

w Article paru dans Le Progrès du samedi 6 novembre 2010.

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