Portrait de Laurent Jouglet, préparateur physique de l'ASCDVPH

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Voici un portrait original mais surtout très intéressant d'un homme dont on ne parle pas assez. Dans le staff, il est le préparateur physique de notre équipe de Denain-Voltaire : vous l'avez sans doute reconnu, il s'agit bien évidemment de Laurent Jouglet.

Retrouvez ci-dessous l'article paru samedi dernier sur le site va-infos.fr.

 

Revue de presse

 

Il est véritablement sport addict

Trouver un créneau pour faire connaissance avec Laurent Jouglet n’est pas évident. Entre la vie professionnelle, le bénévolat et l’entraînement, le quadragénaire a un emploi du temps chargé. Sobre et efficace, il est le préparateur physique au club denaisien de basket depuis onze ans. Le gamin élevé à la Chasse-Royale a fait du chemin, le sport étant son fil conducteur.  Découvrons le !

L'athlétisme

Quand il était jeune, il jouait dans son quartier au football. Il s’intéresse ensuite à l’athlétisme, rejoint l’USVA et Pierre Gobinet devient son « mentor ». Accro à cette discipline, il passe les diplômes d’animateur fédéral, moniteur, entraîneur et arbitre. Il prendra même la présidence du club trithois de 1996 à 2000. Il est parmi les pionniers à se former sur les courses hors stade, il obtient d’ailleurs les niveaux de 1 à 4. « J’ai été formateur pendant six ans, j’y passais mes week-ends complets ». Le coureur, convaincu que « l’athlétisme est une excellente école », pousse malgré tout un coup de gueule. « A l’époque la Fédération ne mettait pas suffisamment de moyens, j’ai abandonné car autour des formations c’était le grand vide ».

Le bouche-à-oreille

L’agent de maîtrise des services techniques de la ville de Marly mène ensuite sa première expérience de préparateur physique avec le club de football de son lieu de résidence, Trith. Il s’engage aussi avec le club de Noyelles sur Selle. Reconnu dans le milieu sportif, Laurent Trachman fait appel à lui. « Il voulait léguer la préparation à quelqu’un, je n’y connaissais rien au basket », reconnait il humblement. « La première année c’était juste pour voir. Chaque année en juin, je rempile », sourit-il. Devenu incontournable dans l’équipe technique, Laurent Jouglet ne se fixe pas de limite, « j’observe les joueurs et j’adapte les exercices en fonction des besoins de chacun ». Perfectionniste, il n’hésite pas à donner des conseils sur l’alimentation et l’hygiène de vie. « Je suis bénévole, je me suis engagé et je le fais à fond ». Avec 10 h d’entraînement par semaine plus le déplacement le week-end c’est véritablement un engagement. La récompense de cet engagement c’est les victoires denaisiennes, « c’est un moment de pur bonheur, je pense à ce retour de Bayonne dans le bus».

L'équilibre familial

Celui qui a 11 ans rencontre celle qui deviendra sa femme insiste sur l’équilibre de sa vie privée. Sur son investissement, sa « femme est d’accord ». Papa de trois enfants, il est surtout fier de leur réussite scolaire. L’aînée, il a certes réussi à lui transmettre le virus de la course à pied, mais elle se consacre désormais à ses études supérieures, la cadette est focalisée sur son bac et le petit dernier joue au basket. 

«Sans sport, je suis déboussolé », avoue le coureur de demi-fond. « Quand je croise des coureurs que j’ai entraîné qui me disent qu’ils utilisent toujours mes fiches d’entraînement, je suis fier de laisser une trace ». Compétent mais non titulaire du BE1, les sourcils du préparateur se froncent quand il évoque le poste de préparateur physique qu’il na pas eu au VAFC pour travailler avec Cyrille Joly, « un regret ». En réel athlète, il a rebondi et est prêt à rebondir encore. « Si l’aventure avec Denain se termine, je reprendrai dans l’athlétisme, je suis incapable de ne rien faire ».

Anne Seigner

w Article et photos parus sur le site va-infos.fr (samedi 26 février 2011).

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