Denain voyage mal mais attend Challans de pied ferme

Publié le

Bach-11

 

Dernière revue de presse en ce mardi 6 avril 2010 : deux articles de presse (VDN et L'Union). L'occasion de revenir sur la défaite de notre équipe de Denain-Voltaire samedi à Châlons. Rien n'est perdu mais désormais, notre équipe n'a plus tout à fait son destin entre ses mains...

 

Soyez nombreux samedi soir prochain, pour le match à domicile contre Challans. Un match très important pour la quête à la première place !!!

 

Au passage, je vous glisse un article de Oust France sur Challans justement, qui joue ce soir contre Orléans (Pro A) en 1/4 de finale de Coupe de France. Les joueurs de Challans seront-ils fatigués avant leur déplacement dans le Hainaut ? (...)

 

ALLEZ VOLTAIRE !!!!!!

 

 

Revue de presse

 

Denain ne sait plus voyager

Une semaine après avoir mis le genou à terre dans la salle d'Angers Saint-Léonard (82-75), Denain a de nouveau montré ses limites actuelles en déplacement en s'inclinant assez lourdement (78-61) à Châlons-en-Champagne, samedi soir.

C'est d'autant plus regrettable que les Liévinois (Dessart, 20 points), dans la foulée de Reims, lui avait donné un nouveau coup de pouce en faisant mordre la poussière (89-77) au Puy (Mansaré, 22 points, 6 rebonds). Vainqueur 73-67 à l'aller, Voltaire a même perdu dans l'affaire l'avantage du point-average particulier (- 11 sur l'ensemble des deux matchs). Avec un pourcentage d'adresse qui a plafonné à 30 %, les partenaires d'Antoine Belkessa ont perdu la rencontre dès la première mi-temps. « Nous sommes tombés sur une grosse équipe, on a eu du mal à entrer dans le match, reconnaît l'arrière (2/5 à deux points, 1/6 à trois points, 2/2 aux lancers francs). En seconde mi-temps, nous sommes revenus à - 5 mais pas moyen de passer devant. Nous avons fait un match moyen, Châlons mérite sa victoire. »

> Le point après la 29e journée.- Ce championnat devient de plus en plus fou, car si l'on retire le match d'avance du Puy, sept équipes se tiennent en un point en haut de classement, sachant que Reims compte un match en moins. C'est vrai qu'elle est intéressante cette édition 2009-2010 car outre la lutte au sommet, ça bataille dur juste en dessous pour les deux dernières places qualificatives aux play-offs. Cinq équipes (Blois, Denek, SQBB, Liévin et Saint-Etienne) sont à égalité parfaite, avec 44 points !

Cette 29e journée a été bénéfique pour Vendée Challans (Chérasse, 25 points), qui monte sur le podium après sa victoire (91-88) face à Blois (Condouant, 25 points, 11 rebonds). Boulogne (Ndiaye, 22 points Yates, 23 points, 6 rebonds) profite également du revers des Denaisiens et du Puy pour se rapprocher très dangereusement avec sa nouvelle victoire (98-84) sur Angers Saint-Léonard, malgré Swanson (27 points, 6 rebonds). Les Maritimes, qui n'ont plus perdu depuis le 6 février, surfent sur une série de huit succès consécutifs. Angers BC (Ipouck, 22 points, 8 rebonds) confirme également son bon parcours en disposant (89-73) de Denek (Blair, 29 points). En bas de classement, les positions se figent.

R. P. (CLP)

w Article et photo parus dans La Voix du Nord du mardi 6 avril 2010.

 

 

Pensez à l'après Denain

Discipliné et agressif, Châlons a réalisé un gros match samedi contre Denain. S'il répète ce type de match, il sera au final dans les cinq meilleurs du championnat.

Personne ne peut dire à quelle place l'Espé terminera la phase régulière le 8 mai. En revanche, on peut déjà affirmer qu'elle sera concernée par les play-offs. A cinq journées du terme et avec trois victoires d'avance sur le 10e, Châlons a au moins assuré celà samedi en dominant Denain.
La victoire ne souffre d'aucune contestation et la marque parle d'elle-même (78-61). Encore sceptique ? Une évaluation collective à 95 contre 42 pour les Nordistes doit emporter la conviction de tous. Offensivement et défensivement, l'Espé a réalisé son match le plus complet depuis longtemps.
« On a joué juste »
Défensivement d'abord, l'Espé a oublié le couac d'il y a deux semaines contre Denek (81-83). « On a retrouvé notre jeu. On était en place dans les consignes et on a revu le vrai Châlons », se félicitait Doudou M'Bodji, meilleur passeur de la soirée et artisan de la victoire avec Mubarak (16 points) ou Pridotkas (10 rebonds et 23 d'évaluation).
Les Marnais ont su faire déjouer Denain (5 passes décisives seulement) et s'adapter aux coups de sifflet. Denain a bénéficié de sept lancers francs dans les dix premières minutes pour un total de 16 seulement à l'arrivée. « J'étais inquiet après les fautes rapides de nos intérieurs mais on a su gérer », se félicitait Van Butséle.
Le plus haut possible
Cette maîtrise se retrouvait à l'autre bout du parquet, hormis durant cinq minutes (25e à 30e) durant lesquelles les Châlonnais ont arrêté de jouer, pensant sans doute que le +17 (44-27) les mettait à l'abri. En jeu rapide ou placé, l'Espé a fait ce qu'il fallait et voulait. « J'ai vu des choses intéressantes en contre, poursuivait BVB. Même en attaque placées, les garçons ont été patients. L'idée était de poser le ballon à l'intérieur aussi souvent qu'on le pouvait. Je trouve que l'on a joué juste. »
Ce succès confirme que Châlons ne fanfaronne pas quand il affirme vouloir être dans les cinq premiers.
Il en a l'étoffe même s'il n'a pas le calendrier le plus simple de tous les prétendants avec trois déplacements et deux réceptions. Il passera d'ailleurs les deux prochains samedis loin de Coubertin : à Angers Saint-Léonard d'abord puis à Challans.
L'Espé devra donc se « mettre chiffon » car tout le monde joue encore quelque chose (merci à cette formule de play-offs qui offre cette fin palpitante). Rien de garanti mais une volonté farouche d'aller de l'avant : « Les play-offs ne sont pas une fin en soi. On veut se qualifier certes mais étant le mieux classés possible et pour bien y figurer. » A cap'tain M'Bodji et les siens d'enchaîner en Anjou. Histoire de capitaliser sur la victoire de samedi contre Denain…
Philippe Launay

N.b. : Même le public Coubertin a été au diapason de ses protégés. Poussée par les quelques supporters denaisiens, la salle s'est bruyamment manifestée. « On a retrouvé notre public », se félicitait M'Bodji.

w Article paru dans L'Union du lundi 5 avril 2010.

 

 

L'exploit challandais passera par une mise à feu

Challans (N1) - Orléans (Pro A), ce soir (20 h). Les Challandais comptent sur la mise à feu de la salle Michel-Vrignaud par leur public pour s'envoler vers un exploit unique.

Récréation, bonus ou exploit ? Les Challandais ont l'embarras du choix pour définir le match événement de ce soir, face aux Orléanais, actuels 6e de Pro A. Quel que soit le contenant, Emmanuel Body, l'entraîneur de Challans, s'attache, déjà, au contenu : « Le plaisir de jouer dans une salle comble contre une équipe de Pro A. Jouer sans pression. Puisque soit nous perdons et c'est normal ; soit nous gagnons et c'est un exploit. »

 

Face à un collectif taillé pour jouer l'Euroligue - éliminé lors de la saison régulière après avoir sorti Trévise en tour qualificatif - le mot « exploit » est même petit. « Sur le papier, il n'y a pas photo. Ce match nous pouvons le jouer cent fois, nous le perdons cent fois », résume Emmanuel Body. Il reste à connaître la vérité du terrain.

« Ce match change nos habitudes... »

Lors de la qualification face à Cognac (85-77), il y a trois semaines, Challans était 5e de N1 et à trois points du Puy-en-Velay. Comme ce championnat est devenu « à qui perd gagne » et sans réelle logique - Liévin vient de s'offrir Reims et le Puy, les deux leaders, coup sur coup - depuis samedi dernier, les Challandais sont 2e et à nouveau dans la course pour une montée directe en Pro B !

Naturellement, un 1/4 de finale de Coupe de France ne se refuse pas. Mais est-ce qu'il tombe bien, alors que Challans ira défier Denain (3e en N1 avec le même nombre de points), samedi prochain ? « Chacun à sa période, note Emmanuel Body, pour expliquer la situation. La nôtre est faste. Ce match de Coupe change nos habitudes de travail et physiquement, il va falloir tout donner. Mais mentalement, tu ne penses pas trop à la fatigue... »

« Physiquement,cela va être terrible... »

De fatigue, pourtant, il y aura. Et les jambes seront certainement plus lourdes qu'à l'accoutumée, samedi, dans le Nord. Emmanuel Body mise sur « la joie de vivre qui anime l'équipe », actuellement. « À cinq journées de la fin, le mental est aussi important que le physique. Et mentalement, ce match de Coupe de France va nous faire bien. À moins d'en prendre 40... Par contre, si le match est accroché, que le public est en feu et qu'il y a un coup à jouer, physiquement, cela va être terrible... »

Terrible. Derrière ce mot, il convient de se cacher. Mais sur un terrain de 420 m2 sans un arbre, c'est impossible.

Et puis, pour gagner, il faut jouer... Le problème est qu'Orléans est capable de faire de la balle un « prisonnier » insaisissable. « Il est difficile de trouver un point faible à cette équipe, reconnaît Emmanuel Body. Elle a joué l'Euroligue, tous les postes sont doublés et avec quatre joueurs américains et des Français de niveau international, Orléans peut aligner deux ossatures qui peuvent nous battre... »

Face à ce « deux en un », les Challandais ne peuvent opposer que leur sixième homme : le public. « À nous de mettre les paniers sur le terrain pour qu'il mette le feu dans les tribunes ! »

Et l'occasion sera unique. Que ce soit sur un match ou sur cent...

Bruno Poirier

w Article paru dans Ouest France du mardi 6 avril 2010.

Commenter cet article