Les juniors parisiens défient le leader denaisien !

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Retour à la réalité du championnat de France de Nationale 1. Ce soir, notre équipe de Denain-Voltaire reçoit donc les jeunes du Centre Fédéral avec, comme objectif, une neuvième victoire de rang.

Ci-dessous, un article de la presse locale sur notre meneur de jeu, Julien Sauret.

Soyez nombreux ce soir pour supporter notre équipe !

ALLEZ VOLTAIRE !!!

 

Revue de presse

Dans la famille Sauret, Denain a pioché Julien, meneur de jeu taille patron

Séduit par le projet denaisien, Julien Sauret a renoncé à son cocon rhône-alpin, en dépit de ce que lui commandaient les élans du coeur. Frère et fils de, il est venu faire grimper le club en Pro B, avec dans ses bagages son expérience et sa hargne. Cela passe, entre autres, par une victoire ce soir, contre le Centre Fédéral.

Une vraie teigne sur un terrain, du genre à ne jamais vous laisser respirer. Parlez-en à Frédéric Minet : il a toujours détesté l'avoir sur le paletot. Béni soit le jour où Julien Sauret s'est engagé avec Denain (pour une saison, plus une en option) ! C'était dans les premiers jours de juin seuls Minet et Belkessa avaient resigné à cette date, et Marc Silvert sut trouver les mots justes. « Ma soeur (Audrey) l'a eu comme coach à Valenciennes, c'est quelqu'un en qui j'ai confiance. Il m'a "vendu" un projet en m'expliquant vouloir monter une grosse équipe pour l'amener en Pro B. » Longtemps célibataire, Julien Sauret a pas mal eu la bougeotte, au fil d'une carrière qui l'a conduit de Dijon, en Pro A, à Saint-Etienne, la saison dernière en N1, en passant par la Pro B, Aix-Maurienne, Nantes, Boulazac et Antibes. Malgré un contrat qui courait encore sur une année dans le Forez, c'eut pu être facile de mettre les voiles. Sauf qu'il fallait cette fois se résoudre à laisser derrière soi une femme, avec laquelle l'intéressé a convolé cet été en justes noces. « C'est le genre de décision qui se prend à deux, glisse-t-il. On a choisi, l'un et l'autre, de pouvoir s'épanouir dans nos carrières respectives. » Il est parti « travailler » à Denain, elle est restée à Genève, et vient le voir tous les quinze jours en empruntant un vol jusqu'à Bruxelles.

Si le club monte en Pro B, sûr que son numéro 9 sera encore de l'aventure la saison prochaine. Avec un rôle de patron qu'il n'a finalement pas endossé de si longue date mais qui lui va comme un gant. « À Antibes, on m'avait demandé de travailler là-dessus, il fallait que j'arrive à maturité. » À 29 ans, il pose un regard lucide sur les limites de son jeu : « Je ne suis pas le meneur le plus technique ni le plus talentueux. Il est donc important que je puisse apporter autre chose comme le leadership ou la défense. Je sais que je suis très chiant à jouer. » Cette dimension a son corollaire : « Il fut un temps où j'aurais fait des pieds et des mains pour être en Pro B. Plus maintenant. Si c'est pour jouer cinq ou dix minutes par match, ça ne m'intéresse pas. J'ai besoin d'apporter quelque chose à l'équipe. » Ça se mesure aussi sur le plan statistique depuis le début de saison : 11,3 points à 54,3 %, 2,1 interceptions, 4,1 passes et surtout 5,3 fautes provoquées, de moyenne, en huit matches, tous gagnés par Denain. Le neuvième se profile ce soir, contre le Centre fédéral, « Fanny » depuis le début.

Les débats s'annoncent à ce point déséquilibrés que Julien préfère garder le cap. Celui qu'il s'est fixé avec ses partenaires, dans l'intimité du vestiaire : ne pas tomber une fois salle Jean-Degros, exception faite de ce 32e de finale perdu mardi, en Coupe de France, devant Le Havre. Si les Denaisiens tiennent ce pari, ils ne seront pas loin du compte à l'heure de la remise des prix.

Sébastien Chédozeau

DENAIN - CENTRE FÉDÉRAL : ce soir, à 20 h, complexe sportif (salle Jean-Degros (9e journée). Entrée : 5 euros.

w Article et photo parus dans La Voix du Nord du samedi 30 octobre 2010.

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