Denain se maintient... à la première place !!!

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Allez, après ce petit fil rouge de notre équipe de France, retour à Denain et au match de ce samedi joué à la salle Jean-Degros. 3/3 : c'est le bilan actuel des hommes de Marc Silvert. Une prouesse diront certains. La confirmation que l'équipe a un réel potentiel soutiendront d'autres. Une chose est sûre : cette équipe a livré une magnifique bataille samedi contre Boulogne, l'un des prétendants aux premières places de N1M, avec notamment une première mi-temps "du feu de Dieu". Victoire : 76-70.
Pour cette revue de presse du lundi, outre deux nouveaux articles parus dans la presse locale revenant sur le triomphe des partenaires de Niels Gouacide (photo La Voix des Sports), j'ai aussi glissé ceux concernant l'avant-saison des équipes de Pro B du Portel et du promu Lille. Bonne lecture, bonne journée...

Face à Boulogne, Denain a fait le métier

Denain n'a pas attendu pour prendre le dessus sur le SOM Boulogne : seulement une première mi-temps de rêve pour renvoyer l'adversaire à ses études.

Sérieux, appliqués, adroits, les Denaisiens entrèrent dans le derby par le bon bout (7-0, 4e). Pendant ce temps, les Maritimes eurent un mal fou à régler leur mire contrairement à Torson et Gacko qui se mirent en évidence (19-9, 10e). Olivier Bourgain chercha déjà les solutions pour mettre ses ouailles sur les bons rails mais en face on le fit dérailler aussi rapidement (28-17, 15e). La punition commença à être sévère d'autant que Bach eut la main chaude à trois points et enfila les perles.

42-24 au repos, les supporters du promu pouvaient être ravis. La révolte vint des mains de Plateau, bien aidé par Zoric qui se démena comme un beau diable sous le cercle adverse et l'espoir revint au SOM Boulogne (50-42, 27e ; 58-49, 30e). Perrier-David, en bon capitaine, apporta son obole à la marque mais Voltaire tint toujours bon (66-57, 34e). La pression et la tension montèrent encore d'un cran. Traoré fut prié de rejoindre le banc pour cinq fautes personnelles (69-63, 37e).

Perrier-David et Zoric ramenèrent leurs couleurs à trois petites longueurs dans une partie de plus en plus folle (71-68, 38e). C'est là que Denain trouva encore des ressources, par Belkessa, qui ne trembla pas aux lancers francs, par Morand et par Bach pour engranger un troisième succès consécutif pour lui permettre de garder le leadership. Quant à Boulogne il va pouvoir méditer sa mauvaise entrée en scène dans ce derby nordiste, n'ayant pourtant pas pris le promu denaisien à la légère.
ROBERT PLACE
> Denain - Boulogne : 76-70 (19-9, 23-15, 16-25, 18-21).
- DENAIN • Minet 4, Morand 5, Torson 14, Belkessa 8, Gacko 14, Bach 16, Hinfray 7, Gouacide 8.
- BOULOGNE • Zoric 16, Mondésir 2, Perrier-David 17, N'Diaye 5, Plateau 12, Ba 4, Larry 7, Badji 1, Traoré 6.

  • Article et photo de Niels Gouacide parus dans La Voix des Sports du lundi 21 septembre 2009.


Denain reste invaincu
Avec la réception de Boulogne sur mer samedi dernier, les Denaisiens jouaient un deuxième derby, après Liévin. Parfaits en première mi-temps, les hommes de Marc Silvert ont tenu bons en deuxième mi-temps. Ils s’adjugent une troisième victoire consécutive. Le promu surprend agréablement.
Une défense de fer
Boulogne, qui a clairement annoncé que son objectif était de monter, venait bien entendu pour gagner. Denain n’était guère impressionné : deux lancers francs de Minet, un panier de Torson et un trois points de Bach (7-0, 3’). Olivier Bourgain est déjà obligé de prendre un temps mort. La défense denaisienne est hermétique et les rebonds sont rouges. Denain ne se contente pas de prendre le large, il assure le show : passe lobée de Minet pour un dunk de Torson (27-11, 14’). En lisant le tableau d’affichage (44-24, 21’) les spectateurs sont incrédules. Qui l’eut crû ? Fatigués les Denaisiens desserrent l’étau en défense. La sanction est immédiate Perrier-David, N’Diaye et Plateau réussissent leurs tirs à trois points (52-42, 26’). Denain reste en tête grâce à Gouacide et Morand dont les bras ne tremblent pas. Boulogne se rapproche dangereusement (71-68, 37’). Et si les expérimentés boulonnais réussissaient un holp up ? Et bien non, Denain ne craque pas et empoche la victoire. Devant de la première à la dernière minute, les basketteurs denaisiens n’ont pas volé ce résultat. Quelle équipe dit mieux ? Aucune, Denain occupe seul la première place de la nationale 1.
Une rotation de huit joueurs
A l’issue de la rencontre, l’entraîneur denaisien Marc Silvert était satisfait « Chacun a fait sa part en défense. En deuxième mi-temps on a un manque de fraîcheur physique, un petit coup de mou. On est devant, on a gardé le leadership, c’est de l’expérience. On capitalise sur la confiance pour les prochains matchs. On a une victoire sur un des prétendants à la montée, il faut souligner la performance. Les gars sont récompensés de leur travail. On va continuer notre petit bonhomme de chemin. L’objectif c’est d’atteindre le maintien le plus tôt. » Seul petit bémol d’après le tacticien, « la rotation de huit joueurs complique la gestion du physique ». En effet dans ce long championnat, l’utilisation de l’effectif sera une donnée clé. En attendant Denain savoure la victoire.
ANNE SEIGNER

  • Article paru sur le site va-infos.fr le lundi 21 septembre 2009.


Le Portel : progresser dans la hiérarchie
Après deux saisons conclues par un maintien acquis lors des dernières journées, l'ESSM Le Portel a rebâti en grande partie son effectif pour s'éviter les mêmes frayeurs.
L'objectif sera donc d'assurer un maintien tranquille sachant que si cette condition est remplie, la huitième place synonyme de play-off ne sera pas loin. Jamais simple dans un championnat très homogène.

 

Et si l'objectif est le même que la saison dernière, la philosophie pour y parvenir a quelque peu changé. Après un départ canon la saison passée, Le Portel avait ensuite été à la peine. L'ESSM s'appuyait alors sur un fort scoreur, José Olivero, et une défense agressive. Si côté défensif, l'objectif sera toujours le même, le système offensif a changé. « On a cherché à construire une équipe complémentaire où chacun sera une menace  », explique l'entraîneur Cédric Binauld.

Sont donc arrivés deux « Ricains » référencés en Pro B : Ronnie Taylor (13,3 pts et 4,7 passes à Boulazac) à la mène, et Nigel Wyatte (12,4 pts et 6,3 rebonds à Paris) au poste de pivot. À l'aile, Dejan Sencanski occupera le rôle de shooteur. Idem pour Le Pellec, N'Diaye assurant, lui, la rotation au poste de pivot. Par sa taille et sa mobilité, ce dernier sera une arme de dissuasion dans la raquette.

« Nous avons un profil beaucoup plus athlétique que la saison dernière, poursuit le coach. On possède des joueurs avec des qualités de vitesse et de verticalité. À l'inverse, on sera plus limité face aux équipes plus lourdes. On devra imposer notre style de jeu basé sur une défense agressive et du jeu rapide. » Trois joueurs de l'an passé font toujours partie de l'effectif. De Chery, on attend beaucoup en défense et de l'adresse à trois points, tandis que Ludon sera une arme très précieuse sur le poste 4 grâce à son jeu face au cercle, en complément de Leburgue qui joue davantage dos au panier pour fixer les défenses.

Enfin, Choquet devra confirmer sur une saison pleine les belles prestations réalisées au mois d'avril. Avec deux matchs à domicile pour débuter face à Boulazac et Lille, les Portelois seront tout de suite lancés dans le grand bain.
• HUBERT COZE

  • Article paru dans La Voix des Sports du lundi 21 septembre 2009.


Lille signe pour un maintien serein
« Le maintien, voire les play-off, c'est la feuille de route. » Michelle Demessine a visiblement été « gagnée par la gagne », comme elle l'a lancé jeudi lors de la présentation du LMBC.
Mais l'adjointe aux sports lilloise a fait tiquer Philippe Namyst. Le palais Saint-Sauveur a, certes, bénéficié d'une rénovation expresse (1M E) pour répondre au cahier des charges de la Pro B atteinte au pas de charge, en un an. Et Lille mise sur la continuité d'un effectif qui vit bien. Mais sur le terrain, son coach sait que ce sera une tout autre histoire. « Cet objectif de play-off est démesuré. Il faut que les ambitions déclarées soient justifiées. On est un des trois plus petits budgets avec Bordeaux et Saint-Vallier. On vise le maintien, bien évidemment. Penser à autre chose, c'est ne pas avoir conscience des exigences de la Pro B. » Et cette Pro B en impose, forte, entre autres de clubs historiques. Limoges, Antibes, Pau, dernier recalé en date, totalisent 21 titres de champion... Même avec un budget en augmentation de 40 % à 1,130 M E (dont 455 000 E des collectivités), le champion de N1 sera un petit dans l'antichambre de l'élite. « Une grande partie a été consacrée à la structuration du club (embauche d'un directeur administratif et financier, et d'une chargée de communication et marketing notamment), une petite seulement à la consolidation de l'effectif », ajoute l'entraîneur.

Pas question de se plaindre - « La structuration, c'est primordial », juste un constat : « J'aurais aimé prendre un joueur majeur supplémentaire habitué à la Pro B, mais compte tenu de l'enveloppe, je suis très satisfait. » Elle lui a autorisé deux renforts. Djordje Petrovic, connu au centre de formation de Nancy, élargira la palette intérieure, et l'arrière Jason Siggers apportera son agressivité offensive.

Le président Tomavo est sur la même longueur d'onde : « Il ne faut absolument pas faire l'ascenseur. Moi, je le prends pour monter, mais je descends toujours à pied. J'espère surtout qu'on obtiendra le maintien dans la sérénité. » Pour ne pas jouer à se faire peur toutes les semaines, Lille espère réussir son début de saison. Il a des atouts pour : un calendrier qui lui offre trois de ses quatre premiers matchs à domicile, la dynamique de la saison dernière et une préparation rassurante qui a « apporté la conviction qu'on est à notre niveau ».
Après, rien n'interdit de rêver. Tout bas.
SANDRINE ARRESTIER

  • Article paru dans La Voix des Sports du lundi 21 septembre 2009.
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