Un article sur Denain-Voltaire dans "20 minutes"

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Il n'y a pas que la presse locale qui parle de notre club : la presse nationale gratuite aussi. En démontre l'article paru hier dans le "20 minutes" (édition de Lille). Un article complet sur l'histoire, le début de saison et les espoirs du club : "Ambitieux, Silvert vise la Pro B dans deux ans." En attendant le derby contre Boulogne, ce samedi, je vous propose donc cette petite lecture...


Denain Voltaire renaît de ses cendres

Nichée en plein coeur d'une cité de Denain, la salle Henri Barbusse a bien vécu. Murs délabrés, peintures délavées, vitres cassées, difficile d'imaginer que le basket nordiste a écrit ici ses plus belles pages. Au mur, seuls quatre maillots rouge vintage rendent hommage aux illustres anciens. Degros, Staelens, Dubuisson, Demory, quatre internationaux formés à Denain qui ont fait l'histoire du club à Barbusse. Tony Parker Senior aussi, au début des années 1980, avec son fiston qui ne marchait pas encore. « Il y avait une ambiance énorme. C'était un chaudron où s'entassait le public car il y avait plus de supporters que de places prévues », se souvient Georges Wilczyk, un ancien joueur aujourd'hui président du Denain Voltaire.

Champion de France 1965, vainqueur de la coupe de France 1960, plus une dizaine de campagnes européennes... Denain avait de la gueule dans les sixties. Fondé en 1947, dans une cour d'école, le club a longtemps été le porte-drapeau du basket dans la région. Mais la crise est passée par là. En même temps que la ville déclinait avec la fin de la sidérurgie dans les années 1980, le club s'est effondré, miné par des problèmes d'argent. Vingt-cinq ans de purgatoire avant de retrouver la Nationale 1 (troisième division nationale) en mai dernier. « Toute la ville a fêté la montée. Il y avait 2 500 personnes pour le match décisif contre Sorgues. C'est dire l'importance du basket ici », annonce Wilczyk. Aujourd'hui, c'est à 500 m de la salle Barbusse que l'histoire redémarre. Plutôt bien, puisque l'équipe sort de deux victoires en deux matchs de championnat. Dans le complexe moderne Jean-Degros, inauguré il y a deux ans, les dix joueurs de l'effectif répètent leurs gammes sous les yeux de Marc Silvert. L'ex-coach de l'USVO est arrivé à l'intersaison pour une sorte de retour aux sources. « J'ai joué ici dans les années 1970 avec le président Wilczyk. Quand il m'a proposé le poste, j'ai accepté car c'est un beau challenge », explique le coach. Ambitieux, Silvert vise la Pro B dans deux ans. « Le club peut être un vecteur de développement de cette ville longtemps sinistrée. Les gens ont besoin d'images positives. Un club qui gagne ne peut être qu'un plus », conclut-il. Une façon de dire qu'à Denain, le basket est bien plus qu'un sport.

François Launay
  • Article et photo parus dans "20 minutes" (édition Lille) du mercredi 16 septembre 2009.

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