Besançon en redressement : un nouveau concurrent pour Denain ?

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La décision était attendue, elle est tombée ce jour. Dans l'Est Républicain, on apprend que le club de Besançon (Pro A), relégué sportivement en Pro B après sa 15e et avant-dernière place, a été placé en redressement judidicaire. "Dans les faits, ce redressement judiciaire équivaut d'ores et déjà à une rétrogation en N1", nous apprend le quotidien local. Dans les faits, Denain-Voltaire pourrait donc avoir un sérieux concurrent contre qui se mesurer la saison prochaine. La sanction vient tout juste de tomber, on est donc encore dans le flou. Mais si (et seulement si) Besançon est relégué en N1, qui quittera le championnat ? Une équipe retrogradée sera-t-elle repêchée en Pro B ? Attendons de voir, mais l'information méritée d'être soulignée dans notre blog...

Voici l'article paru dans l'Est Républicain de ce mardi 28 juillet :


Besançon : le BBCD mort-vivant
Le Tribunal de Grande Instance a rendu son verdict : le BBCD est placé sous redressement judiciaire. En théorie, le club a six mois pour se sauver. En pratique, le ciel est plus sombre...
BESANÇON._ Le BBCD continue sa triste plongée vers les profondeurs abyssales. Lentement. Mais sûrement.
Hier, la chambre du conseil du Tribunal de Grande Instance (TGI) a rendu son verdict. Une décision de l'entre-deux. En vacance de présidence depuis la démission de Jacques Thibault, le club de la capitale comtoise a été placé en redressement judiciaire, avec période d'observation de six mois.
Me Jeannerot assistera le BBCD dans ce chemin de croix, tandis que Me Guiguon s'occupera de la défense d'intérêt des créanciers. Certains avaient misé quelques euros sur la liquidation judiciaire. Leur portefeuille n'en est que plus allégé... Concernant les caisses du club, en revanche, bien malin qui pourra affirmer, preuves à l'appui, ce qu'elles renferment. Allumées de-ci, étouffées de-là, les rumeurs disent tout et son contraire. Du côté du palais des sports, on annonce un trou de 200.000 €.. Mais les magistrats du TGI regrettent le peu de d'éléments financiers mis à leur disposition, un frein selon eux pour cerner la véritable situation du club.
Par la force des choses, les semaines à venir trancheront dans le vif. Si le BBCD termine dans la fosse commune, une alternative aussi triste que probable, une table rase sera faite au niveau des dettes et des comptes seront demandés. En l'état actuel des choses, le navire tangue au gré des vagues sans capitaine. Aucun courageux repreneur à l'horizon ?
Dans les cartons du palais des sports dort malgré tout un projet de reprise. En cas de liquidation judiciaire du BBCD, une nouvelle association flambant neuve aurait déjà fleuri.
« Pour moi, il est hors de question de laisser tomber tous les jeunes », explique Catherine Rabut, pilote de ce projet.
Nommé représentant légal, Serge Legain s'est, hier, emmuré dans le silence, le verdict n'étant selon lui officiel qu'à partir de ce matin. Un CA devrait être rapidement convoqué pour une lecture du délibéré rendu par le TGI. L'idée sera également de préparer la suite des événements.
Plan social en vue
6 août 2009... Cette date hante, à juste titre, les esprits qui croient encore à une rémission du BBCD. dans neuf jours, en effet, la chambre d'appel de la fédération choisira la division où pourra évoluer une éventuelle équipe bisontine. Dans les faits, ce redressement judiciaire équivaut d'ores et déjà à une rétrogation en N1. Et Si personne ne se présente dans les bureaux fédéraux, le club repartira au niveau de son équipe amateurs. Soit la Prénationale...
Concrètement, il faudrait désormais un repreneur fiable, porteur d'un projet plausible et d'un budget qu'il faudra recomposer de A à Z, redémarchant les collectivités locales et des sponsors privés forcément refroidis par cette descente aux enfers... Le tout en s'acquittant des dettes en cours, sous l'œil inquisiteur de MM. Jeannerot et Guigon.
En cas d'échec, le club est condamné. Ses droits administratifs et sportifs peuvent en revanche être légués à une autre entité. Une autre association. Comme celle projetée par Catherine Rabut ?
Aujourd'hui, la dizaine de salariés du BBCD ne se fait guère d'illusions : un plan social est inévitable. Reste à connaître son ampleur. Qu'on ne s'y trompe pas. La lame de la guillotine n'est pas tombée hier, mais le BBCD a toujours la tête sur le billot.

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